Aujourd’hui nous allons parler de Growth Hacking. Le Growth Hacking n’est pas une énième méthode de webmarketing. C’est plutôt un ensemble de techniques que les webmasters expérimentés utilisent pour booster les performances commerciales d’un site Web. Au final, comme vous allez le voir, c’est plus une philosophie de travail qu’une réelle méthode.

Growth Hacking, une philosophie de croissance

Cette philosophie est intégralement orientée vers les prospects et sur le business. Elle est essentiellement basée sur l’analyse des statistiques. L’idée est de comprendre le comportement des internautes pour l’exploiter à son avantage.

Cette philosophie est issue des start-ups américaines qui avaient besoin d’une croissance forte pour se développer rapidement. Mais, c’est aussi une philosophie proche de celle de la qualité totale, où l’amélioration continue des process est pan important.

L’analyse des metrics, la base du growth hacking

L’analyse des données est le socle du growth hacking. Il est donc primordial de disposer de données suffisamment nombreuses et fiables pour bien travailler. Ainsi on va essayer de comprendre le comportement des internautes et regarder ce qui marche et ce qui ne marche pas. Vous allez me dire que vous commencez votre business en ligne et que vous ne disposez pas de données suffisantes. Dans ce cas, on peut démarrer par des campagnes d’achats de clics sur Adwords ou Facebook Ads, par exemple, pour nourrir les statistiques.

L’étude des statistiques sera suivi de la création d’un tableau d’hypothèses. Ce tableau recensera tous les problèmes repérés ou supposés auxquels on ajoutera des hypothèses de causes et les actions correctives destinées à améliorer les choses.

On évaluera les hypothèses afin de les classer entre elles et de définir un ordre de priorité pour la mise en œuvre des actions correctives. On commencera par l’action corrective ayant le plus grand score.

Ce qui est capital pour le growth hacking, c’est l’humilité devant les résultats. On doit se méfier des effets de la vanité. Un bon growth hacker se trompe plus qu’il ne réussit, mais lorsqu’il a appris et compris, il devient extrêmement performant et permet au système travaillé de connaître, mécaniquement, une croissance forte.

Le growth hacker va particulièrement s’intéresser à la compréhension des statistiques (on dit aussi metrics) pour comprendre le comportement des internautes et leurs attentes. Plus précisément, il va optimiser les canaux d’acquisition, les coûts d’acquisition-client, la fidélisation et le referral. Le referral, c’est le fait d’utiliser ses clients comme ambassadeurs de son produit. Par exemple, offrir un avantage à ses clients s’ils lui font connaitre de nouveaux prospects (parrainage).

Un processus d’amélioration continue

Le growth hacking est une démarche continue, cyclique qui démarre avec l’analyse des données existantes. On va regarder en détails, l’audience, le profil des prospects, les ratios de ventes, etc… Puis, on fera des hypothèses pour comprendre pourquoi ça ne marche pas comme on le voudrait. On va classer ces hypothèses par ordre d’importance et on va planifier des actions correctives que l’on va mettre en œuvre. Puis, on recommence. Ce cycle doit exister aussi longtemps que le site existe.

Qui est le growth hacker ?

Un growth hacker est un « oiseau rare » qui dispose de plusieurs compétences. Il connait tous les outils du Web et dispose d’une solide expérience, il est très créatif et il est souvent autodidacte. En effet, le « divergent thinking » est une qualité qui disparaît avec le niveau d’études. Plus on pousse loin ses études et moins on produits des pensées divergentes. Et ce sont ces pensées divergentes qui vont apporter la créativité indispensable à un bon growth hacker.

Le growth hacker, ou plus communément l’équipe de growth hacking, ne doit pas se baser sur des impressions, ou pire sur ses propres désirs, mais sur des faits ! Le growth hacker doit avoir un état d’esprit humble et créatif. Il doit penser en permanence à la croissance du site dont il a la charge. Il doit être convaincu qu’il ne sait rien lorsqu’il aborde une nouvelle mission. Et, il ne doit pas se donner de limite.

Exemples de growth hacking

Pour fixer les choses, je vous invite à découvrir quelques exemples célèbres de growth hacking dans la vidéo ci-dessus. Mais, ne pensez pas que cette façon d’aborder le business sur Internet soit uniquement réservé aux grosses entreprises. Toutes les sociétés citées ici sont devenues grosses grâce au growth hacking, avant ça, elle étaient petites… toutes petites.

Tous ces exemples ne sont plus possibles aujourd’hui. Parce que les exemples donnés ont été reproduits par de nombreuses sociétés et que les utilisateurs apprennent. C’est moins aisé de les pousser à agir dans votre sens.

Cela rend le growth hacking plus difficile, mais pas impossible.

Le growth hacking aujourd’hui

Il existe encore, bien entendu, des possibilités inexploitées pour booster un e-business. Mais, il faut être encore plus imaginatif et créatif qu’il y a seulement un an ou deux. C’est probablement lié à la nature même du growth hacking qui exploite des « ruses » que personne ne connait avant que tout le monde ne les découvre et les utilise !

Même si un bon webmaster vous donnera quelques « trucs et astuces » pour augmenter votre audience et vos ventes, aujourd’hui, le growth hacking c’est surtout respecter ces 5 points. Pensez-y en imaginant vos propres « ruses ».

1 – Un produit attractif

C’est la base d’un bon business. Si ce que vous offrez à vos clients n’a aucun intérêt, ce n’est pas la peine de vous lancer dans une démarche de croissance rapide ! Votre produit, ou votre service, doit apporter un indéniable bénéfice à vos clients.

2 – Une offre commerciale validée

Mais, un bon produit ne fait pas tout ! Il faut encore être capable de le proposer dans le cadre d’une offre commerciale attractive. Et il faut valider cette offre auprès des cibles que vous visez.

3 – Une bonne différenciation

Si vous n’êtes pas le seul à proposer ce que vous proposez, il faut impérativement vous différencier. Oubliez les « nous sommes les meilleurs » ou « nous vous offrons un service extra ». C’est le cas de tout le monde !

Réfléchissez à un point fort que vous êtes seul à posséder, et mettez-le en avant. Inlassablement.

4 – Avoir une mission

Si vous cherchez à développer une activité et que vous ne vous sentez pas investi d’une mission, ça va être difficile. Vous devez savoir pourquoi vous faîtes ce que vous faîtes et surtout avoir envie de rendre service à vos clients. Vous devez vous rendre utile / indispensable à leurs yeux. Le mieux, c’est donc que vous en soyez convaincu vous-même ! Vos clients le sentiront et vous feront plus facilement confiance.

5 – Chouchouter ses clients

C’est probablement le point capital pour réussir un business (et pas uniquement sur le Web). Soyez attentifs à vos clients (surtout les premiers), montrez-leur tout l’intérêt que vous leur portez. Des clients satisfaits et choyés deviendront de précieux ambassadeurs pour votre marque. C’est non seulement un bon moyen de diffuser votre offre, par le bouche-à-oreilles, mais c’est aussi  un excellent atout que vos concurrents auront peut-être du mal à mettre en oeuvre.

Au final, le growth hacking, est-ce toujours une bonne idée ?

Oui, certainement. D’abord, cette approche va vous inciter à analyser vos statistiques et à réfléchir aux moyens de les optimiser. Elle vous fera entrer dans un cycle vertueux, l’amélioration continue, qui ne pourra qu’être bénéfique à vos affaires.

Ensuite, vous n’êtes pas à l’abri de découvrir « Le truc » qui va faire exploser vos statistiques. Ce serait dommage de passer à coté.

Mais, pour réussir dans cette voie, sachez vous entourer des bonnes équipes et n’hésitez pas à vous former. Sinon, vous serez vite déçu.

Lire également : qu’est-ce que le growth hacking ?

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Patrick DUHAUT

Expert e-business depuis 1993.
Électronicien de formation, puis informaticien depuis 1980, j’aime la technologie. C’est donc tout naturellement que j’ai consacré mon activité professionnelle au Web dès ses premiers pas.
Pendant ces nombreuses années, j’ai créé et monétisé des centaines de sites pour mon compte ou celui d’autres entreprises.
Au fil du temps et des expériences, je suis devenu un growth hacker.
Aujourd’hui, j’aime partager et transférer mon savoir aux chefs d’entreprises désireux de réussir dans ce nouveau monde numérique.