Je rencontre de nombreux prospects qui me font part des informations qu’ils ont glanées ici ou là au sujet du référencement de leur site Web. Je constate souvent que ces « vérités » ne sont ni exactes, ni même plausibles. Toujours animées par la volonté de bien faire pour « être premier dans Google », ces personnes sont régulièrement victimes de prestataires peu scrupuleux qui cherchent plus à leur vendre du rêve que de véritables performances. Essayons de démêler le vrai du faux.

Être premier sur Google, c’est facile

D’abord, ce qu’il faut savoir pour bien comprendre la concurrence énorme qui existe sur Google, c’est la répartition des clics sur une page de résultats du moteur (on dit une SERP pour Search Engine Page Results).

La première page récolte à elle seule plus de 91% des clics, ce qui signifie que moins de 10% des internautes poussent leur recherche au-delà de cette première page. Autant dire que si votre site n’est pas positionné sur la première page, il n’existe pas.

Rappelons qu’une page Google ne compte que dix résultats non payants (parfois moins si on enlève les annonces payantes Adwords). Plus de 61% des clics se concentrent sur les trois premiers résultats affichés avec, respectivement, 32,5%, 17,6% et 11,4%. On imagine donc la lutte que se livrent les sites Web pour être positionnés sur ces trois premières places.

Cette première idée reçue relève donc de la méconnaissance du fonctionnement des moteurs de recherche, Google en tête, et de l’ignorance quant à la concurrence acharnée qui existe sur le Web. S’il est vrai que faire du référencement a été facile dans le passé, ce n’est plus du tout le cas aujourd’hui. Depuis plusieurs années, la concurrence gonfle et Google a largement augmenté ses exigences de qualité. Il a su mettre en place les outils capables de la mesurer et s’en servir pour atteindre son objectif : inciter les webmasters à faire un Web plus rapide et plus pertinent.

Par contre, je ne dirai pas que faire du référencement est devenu difficile. Je dirai simplement, qu’il faut respecter quelques règles. Principalement deux, en fait : publier régulièrement du contenu pertinent et le faire savoir. Ce sont les deux seuls incontournables pour que votre site soit bien placé dans les SERPs. Et, il ne s’agit pas de faire ce qu’il faut une fois et de s’arrêter, mais bien d’initier une démarche continue.

Il suffit de faire des dizaines d’échanges de liens

On entend souvent dire aussi que ce sont uniquement les échanges de liens qui font le référencement d’un site Web. Même si dernièrement, Google a reconnu que son algorithme prenait essentiellement en compte le contenu et le netlinking, il n’a jamais dit que seuls ces deux critères comptaient et encore moins uniquement l’un ou l’autre. En fait, les algorithmes de Google analysent plus de 200 critères avant de décider de la position d’un site.

Cette affirmation est donc, non seulement, fausse mais également dangereuse car elle pourrait inciter les propriétaires de sites à chercher à faire des liens avec le plus de sites possible, sans discernement, ce qui serait pénalisé par Google sous forme d’un déclassement. Si les liens « entrants » sont importants, ils doivent être faits naturellement par des personnes qui aiment votre contenu (vous devez donc avoir du contenu attractif !), même si rien ne vous interdit de les inciter à aimer votre contenu et à le partager…

Donc, on le comprend, pour obtenir de bons liens (un bon netlinking), il est essentiel de proposer un contenu qualitatif.

Mon site est beau, il mérite d’être premier

Le design d’un site, en tant que tel, n’a que peu d’influence sur sa position dans les SERPs. Il suffit, pour s’en convaincre, de regarder les mastodontes du secteurs que sont Twitter, Facebook, Amazon, CDiscount et… Google lui-même ! Ces sites sont-ils beaux ? Non, ils sont efficaces et offrent des services et une navigabilité qui donnent satisfaction à leurs visiteurs. On regroupe ces fonctions sous le vocable « expérience utilisateur ou UX pour User eXperience ».

Si le design d’un site est important, ce n’est pas à cause de son joli logo ou de ses jolies couleurs, mais bien grâce à sa structure, à sa navigabilité, à son ergonomie, bref à l’expérience utilisateur qu’il apporte aux internautes.

Un petit rappel : Google pénalise les sites qui ne sont pas compatibles avec tous les écrans. Vérifiez votre site en cliquant ici.

Le contenu est inutile, la programmation du site suffit

Une des idées qui court également est le fait qu’un site « bien programmé » serait suffisant pour le faire monter dans les SERPs. Si un site bien programmé amène indéniablement un avantage sur un site mal programmé, grâce à sa rapidité d’affichage notamment, c’est uniquement s’il peut présenter un contenu pertinent. Le seul fait d’être bien programmé n’apporte rien de plus quand le site est vide ! Je dirai même que je préfère un site moins bien programmé mais qui propose beaucoup de contenus utiles à un site bien fait mais sans contenu. Et, Google pense la même chose, soyez-en convaincus.

Alors, oui à un site bien fait, bien structuré et rapide, mais avec du contenu pertinent et apprécié des internautes. Et, certainement pas à un site bien fait qui n’aurait aucun contenu, donc aucun lecteur !

Toutes les SERPs ne se valent pas

Vous l’avez deviné, il existe autant de SERPs que de mots clés, c’est à dire quelques millions pour chaque secteur d’activité. Toutes ces pages de résultats ne se valent pas. Avoir un site positionné premier sur une page qui correspond à « plombier Paris » n’a rien à voir, en terme de volume de trafic, à être premier sur une page qui répond à « plombier compétent Paris ». Dans le premier cas, le volume estimé est d’environ 8.000 visiteurs par mois. Dans le deuxième il n’est pas mesurable car trop faible. Il sera donc beaucoup plus facile de placer le site en première place sur le deuxième terme que sur le premier.

Là aussi, il est bon d’être méfiant car beaucoup de prestataires utilisent ce phénomène pour tromper leurs clients sur la réelle efficacité de leur travail de référencement. Ils valorisent leurs « compétences » en montrant des bonnes places sur des termes jamais demandés par les internautes. Être le numéro un sur une SERP qui n’est jamais appelée n’a aucune utilité.

Google est très lent à réagir

Encore une fausse affirmation souvent utilisée pour justifier l’incompétence de certains prestataires. Si votre site « optimisé » ne sort pas rapidement dans les SERPs c’est qu’il y a un problème quelque-part et ce problème n’est pas lié à Google. Vérifiez l’hébergement, la structure technique de votre site, son contenu et sa notoriété. Corrigez tout ce que vous aurez identifié comme étant anormal et vous verrez que Google fera, très rapidement, son travail.

A titre d’exemple, sur un site performant, un nouvel article est référencé dans les quelques heures qui suivent sa publication.

On peut aussi acheter son référencement

Google, qui n’est pas une entreprise philanthropique, permet d’éviter le lourd travail du référencement naturel en proposant l’achat des meilleures places sur les SERPs via sa régie publicitaire Adwords. C’est le seul moyen d’acheter des positions dans les SERPs (aux emplacements réservés aux annonces) et tout le monde peut le faire. C’est le moyen qu’utilisent la grande majorité des agences qui vous annoncent être en mesure de placer votre site en première place en très peu de temps. C’est effectivement le seul moyen d’atteindre cet objectif rapidement. Mais, ce raccourci a un prix.

Si l’achat sur Adwords peut vous éviter de publier un volume important de contenus de qualité, il n’empêche que gérer une campagne sur Adwords, qui est basée sur un système d’enchères concurrentielles, nécessite un véritable savoir-faire et des outils adéquats pour éviter de dépenser des budgets conséquents sans retour sur investissement. Il est donc indispensable, si vous choisissez cette voie, de vous entourer des bons partenaires.

Alors comment faire pour être le premier sur Google ?

Vous avez deux choix possibles qui chacun nécessite des étapes précises (listes non-exhaustive) :

Référencement naturel

  • Avoir un site « responsive » qui propose une bonne expérience utilisateur (utilité, ergonomie, hébergement)
  • Publier régulièrement un contenu unique qui attire les internautes, les retient et les fait revenir sur votre site;
  • Partager vos contenus (en partie, attention au duplicate) sur les réseaux sociaux;
  • Faire connaître votre site auprès des autres acteurs de votre secteur d’activité;
  • Augmenter la notoriété de votre site en communiquant le plus possible sur votre marque.

Référencement payant

  • Choisir un partenaire compétent ou opter pour une solide formation;
  • Faire une analyse concurrentielle et une étude de mots clés afin d’évaluer un budget;
  • Choisir une ou plusieurs régie(s);
  • Calculer le retour sur investissement (ROI) chaque semaine;
  • Optimiser régulièrement les campagnes en cours.

A lire : Quelle est la différence entre SEO et SEA ?

Dorénavant, vous saurez quelles questions poser aux personnes qui vont expliqueront qu’elles peuvent, en quelques jours seulement, positionner votre site tout en haut des SERPs ! Et, n’oubliez pas que pour vérifier les positions de votre site, vous devez toujours être connecté en mode de navigation privée.

 

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Patrick DUHAUT

Expert e-business depuis 1993.
Électronicien de formation, puis informaticien depuis 1980, j’aime la technologie. C’est donc tout naturellement que j’ai consacré mon activité professionnelle au Web dès ses premiers pas.
Pendant ces nombreuses années, j’ai créé et monétisé des centaines de sites pour mon compte ou celui d’autres entreprises.
Au fil du temps et des expériences, je suis devenu un growth hacker.
Aujourd’hui, j’aime partager et transférer mon savoir aux chefs d’entreprises désireux de réussir dans ce nouveau monde numérique.